lundi 19 octobre 2009

Heian tokaen et Kyomeichiku

Visite de deux nouveaux magasins de Kyoto:

1/Atelier de porcelaine Heian
Le premier est un magasin d'objets en céramique, principalement autour des arts de la table japonais (verres, assiettes mais aussi théières spécifiques, boîtes à thé...).
Tout est bien sûr handmade et respectueux de la manière de travailler de Kyoto, mais la majeure partie de l'argile vient de Kyushu, celle de kyoto étant "grise" et moins bonne sur le plan structurel.L'intérêt principal de ce magasin est la technique de fabrication et le travail autour des motifs dessinés sur la porcelaine.
La réalisation des motifs sur la porcelaine se fait à l'aide de ce que j'appellerai une "mini poche à crème pâtissière", ce qui ajoute un relief aux objets et fait office de grip.

"Vous devez choisir, mais choisissez judicieusement"

Les couleurs "c'est rose, c'est pastel, c'est turquoise" enfin j'aime pas trop...
Il y a aussi une autre technique qui consiste à rendre la porcelaine quasi transparente en poussant sa finesse au maximum (pas de photo désolé).L'entreprise s'ouvre pas mal, a fait appel à un prof de design de la Kyoto Seika, fait aussi du prototypage assisté par ordinateur... Et fournit aussi de la vaisselle pour un restaurant Japonais sur Paris! Évidement on s'empresse de me demander si je le connais...

Pour la petite anecdote, cette vaisselle ne se vend qu'à l'étranger car ces couleurs ne plaisent pas du tout aux Japonais, les dégoute même!
Petit lien pour ce shop ici.

2/Atelier de Bambou Kyomeichiku Oike
Ici la spécialité c'est le bambou et tout ses dérivés. On réalise alors qu'au Japon, le bambou ou "také" est vraiment partout: vaisselle, mobilier, architecture...Les secteurs d'application sont vraiment très nombreux.
Bien évidement une telle exploitation nécessite une maîtrise de la production, ce qui est vite démontré avec la visite des stocks. Du bambou en veux-tu en voilà avec autant de variantes qu'il y a de produits.Le "madaké" petit et très commun, le "mosodaké" plus gros et utilisé ans le secteur alimentaire, le "yadaké" ou bambou tigré, le "kikodaké" bambou mutant poussant en zigzags... Il y a même du bambou triangulaire, grandissant dans un gabarit durant ses premiers 60cm, et gardant la forme ainsi définie.La visite se termine dans un intérieur typique japonais, réalisé en bambou. Dans le lequel il faut se tenir en "Séiza" position où l'on se tient à genoux, assis sur ses talons (comme au judo). Et je réalise que je ne peux vraiment pas supporter cette position, je lutte jusqu'à la fin de l'irrigation sanguine de mes jambes mais c'est vraiment trop dur à maintenir et pendant ce temps tous les japonais se foutent de ma gueule. Je fini par me mettre en tailleur, position plus supportable et qui reste acceptable par rapport à la politesse nippone.

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